Skip to Navigation

CGT ante la grave situación de la compañera argelina Meryem Mehdi

 
El Comité Confederal de la CGT, reunido en Plenaria Confederal el día 26 de enero de 2010 y ante la grave situación de la compañera argelina Meryem Medí hace la siguiente resolución :
Comité Confederal de la CGT


Tras casi 50 días en huelga de hambre en protesta por su despido y por la arbitrariedad y la actitud neocolonial con la que actúan las empresas multinacionales en el sur argelino, la compañera Meryem Mehdi se encuentra en un estado desesperado. Se han desmentido las últimas noticias que hablaban de un posible compromiso con el abogado de British Gas. La multinacional británica mantiene su silencio y sigue impasible ante el deterioro del estado de salud de la compañera. A su vez, las autoridades argelinas mantienen su silencio cómplice. Por un lado, mientras el Ministro de trabajo recibe al comité de solidaridad, la policía golpea a las personas concentradas y detiene a la secretaria general del SNAPAP, Nassira Ghozlane, y a dos compañeros de SNAPAP y de la Liga argelina de derechos Humanos.

Consideramos inaceptable este tipo de comportamientos por parte de las multinacionales, en este caso British Gas. Además de explotar los recursos naturales de un territorio sin que sus pobladores se vean realmente beneficiados, se dedican también a explotar a sus trabajadoras y trabajadores. No debemos olvidar que Argelia es uno de los productores de gas más importantes del mundo. En la reciente cumbre hispano argelina celebrada hace pocos días en España, representantes de ambos gobiernos han hablado de energías, sobre todo de gas. Y es que ya está en marcha el gaseoducto Medgaz, que transporta el gas argelino desde el desierto del Sahara hasta Europa (entrando por Almería). Mezgaz es un consorcio formado por varias multinacionales como la argelina Sonatrach, la española Cepsa, la italiana Endesa y la francesa GDF Suez. Además en la construcción del gaseoducto han participado multinacionales japonesas para proporcionar el acero de las tuberías, empresas españolas, francesas e italianas para el tendido de dichas tuberías en el mar y hasta la Rolls Royce para fabricar los compresores.

En definitiva un número importante de empresas que se están beneficiando del recurso argelino y lo más importante, este gaseoducto reduce los costes de aprovisionamiento de gas en toda Europa y su dependencia de Rusia, hasta tal punto que ha sido considerado por la Unión Europea como proyecto de interés común en las redes transeuropeas de energía. De hecho la UE aportó dos millones de euros para la realización de proyectos y 1,4 millones más de euros para su construcción.

Y ante tal magnitud de empresas, multinacionales y ciudadanos europeos beneficiándose de este recurso nos encontramos con una mujer que vive en el mismo territorio donde se extrae el gas, que trabaja para una multinacional, en este caso la británica British Gas y que se resiste con todas sus fuerzas a ser pisoteada, luchando sola, hasta las últimas consecuencias, mediante una huelga de hambre iniciada el 9 de diciembre de 2009, para protestar por su injusto despido.

Desde la Confederación General del Trabajo del Estado Español nos preguntamos dónde está la Europa de los derechos y las libertades, nos preguntamos dónde está el talante del Sr Rodriguez Zapatero, responsable del gobierno que este semestre preside la Unión Europea y sobre todo nos preguntamos por qué no se está produciendo una intervención política que ponga fin de una vez a esta situación de tremenda injusticia.

Igualmente desde la Confederación General del Trabajo del Estado Español responsabilizamos a la multinacional británica British Gas y a la clase política de la vida de Meryem Medí.

Asimismo recogemos el llamamiento a la solidaridad internacional realizado por numerosos compañeros y compañeras argelinas y lo hacemos extensivo animando a todas las organizaciones, colectivos y personas que lo deseen a mostrar su apoyo por esta causa.

Comité Confederal de la Confederación General del Trabajo


RÉSOLUTION DU COMITÉ CONFÉDÉRAL DE LA CONFÉDÉRATION GÉNÉRALE DU TRAVAIL (CGT) DE L’ÉTAT ESPAGNOL FACE A LA SITUATION GRAVE DE LA CAMARADE ALGÉRIENNE MERYEM MEHDI.

Le Comité Confédéral de la CGT, réuni en Plénière Confédérale le 26 janvier 2010 et devant de la situation grave de la camarade algérienne Meryem Mehdi a pris la résolution suivante :

Après presque 50 jours de grève de la faim en protestation à son licenciement arbitraire et par l’attitude néo-coloniale avec laquelle agissent les entreprises multinationales dans le sud algérien, la camarade Meryem Mehdi se trouve dans un état désespéré. Les dernières nouvelles qui parlaient d’un possible accord avec l’avocat de British Gas se sont avérées infondées. La multinationale britannique maintient son silence et est encore impassible devant la détérioration de l’état de santé de la camarade. À son tour, les autorités algériennes maintiennent leur silence complice. En effe, tandis que le Ministre de travail reçoit le comité de solidarité avec Meryem , la policier frappe aux personnes rassemblées et arrête la secrétaire générale du SNAPAP, Nassira Ghozlane, et à deux camarades de SNAPAP et de la Ligue algérienne de droits de l’Homme.

Nous considérons inacceptable ce type de comportements par les multinationales, dans ce cas British Gas. En plus d’exploiter les ressources naturelles d’un territoire sans que ses habitants réellement profitent, ils se consacrent à exploiter leurs travailleurs et travailleuses. Nous ne devons pas oublier que l’Algérie est un des producteurs de gaz les plus importants que le monde. Lors du récent sommet hispano-algérien tenu il y a quelques jours en Espagne, des représentants des deux gouvernements ont parlé de l’énergie et surtout de gaz. Et c’ est que le gazoduc Medgaz est déjà en état de marche, et transporte le gaz algérien depuis le désert du Sahara jusqu’à l’Europe (en entrant par Almeria). Medgaz est un consortium formé par plusieurs multinationales comme l’Algérien Sonatrach, l’Espagnol Cepsa, l’Endesa italienne et la française GDF Suez. En outre, dans la construction du gazoduc ont pris part des multinationales japonaises pour fournir l’acier des tuyauteries, les entreprises espagnoles, françaises et italiennes pour la pose de ces tuyauteries dans la mer et jusqu’à Rolls Royce pour fabriquer les compresseurs.

En définitive l’important nombre d’entreprises qui profitent des ressources algériennes et, le plus important, ce gazoduc réduit les coûts d’approvisionnement de gaz dans toute l’Europe et sa dépendance de la Russie, à un tel point que sa construction a été considéré par l’Union Européenne comme projet d’intérêt commun dans les réseaux trans-européens d’énergie. De fait l’UE a apporté deux millions euros pour la réalisation de projets et de 1.4 million plus d’euros pour sa construction.

Et devant une telle ampleur d’entreprises, multinationales européennes et des citoyens en profitant de cette ressource, nous nous trouvons avec une femme qui vit sur ce même territoire où on extrait le gaz, qui travaille pour un multinationale, dans ce cas British Gas britannique et qui se refuse avec toutes ses forces à être bafouée, en combattant seule, jusqu’aux dernières conséquences, par une grève de faim entamée le 9 décembre 2009, pour protester par son licenciement arbitraire.

A la Confédération Générale du Travail de l’État espagnol nous nous demandons où est l’Europe des droits et des libertés. Nous nous demandons où quelle est la volonté de M. Rodriguez Zapatero, responsable du gouvernement qui ce semestre préside l’Union Européenne et surtout nous nous demandons pourquoi ne se produit pas une intervention politique qui mette fin une fois pour toutes à cette situation d’injustice énorme. En outre, la Confédération Générale du Travail de l’État espagnol responsabilise la multinationale britannique British Gas et la classe politique de la vie de Meryem Mehdi.

De même, nous recueillons l’appel à la solidarité internationale effectué par de nombreux camarades algériens/ennes et nous encourageons toutes les organisations, groupes et personnes qui le souhaitent montrer leur soutien pour cette cause.

26 janvier 2010 Comité Confédéral de la Confédération Générale du Travail

Air Jordan Spizike 3.5 Shoes